Notre pays est déjà entré dans une ère de vieillissement de la population. À l'avenir, la proportion de personnes âgées dans la population générale augmentera d'année en année, et leur espérance de vie moyenne s'allongera également. Ces évolutions sont liées à l'amélioration continue de leur état nutritionnel. Pour une personne âgée, une longue vie doit s'accompagner d'une bonne qualité de vie pour être considérée comme réussie. La prévention des maladies et le contrôle de leur progression augmentent les chances d'atteindre l'espérance de vie attendue (liée à la génétique).
Le diabète, la dyslipidémie, l'hypertension, l'obésité et l'hyperuricémie sont des maladies chroniques liées à la suralimentation. Les personnes âgées qui ne surveillent pas leur alimentation sont particulièrement sujettes à ces maladies. Ces dernières aggravent le développement des lésions athéroscléreuses. Les données actuelles montrent que plus de 50 % des personnes âgées sont en surpoids ou obèses, plus de 50 % souffrent d'hypertension artérielle, environ 50 % de dyslipidémie, plus de 30 % de diabète, plus de 15 % d'hyperuricémie et moins de 10 % ne présentent aucune pathologie associée.
Que les maladies susmentionnées aient été diagnostiquées ou non, il est important d'établir des principes diététiques scientifiques et raisonnables et de corriger les habitudes alimentaires traditionnelles qui ne sont plus adaptées au mode de vie actuel.
Il est nécessaire, pour les personnes déjà malades, de contrôler leur glycémie, leur tension artérielle, leur taux de lipides sanguins, leur taux d'acide urique et leur poids. L'objectif est de maintenir ces indicateurs à des niveaux proches de la normale et de minimiser les conséquences néfastes de ces anomalies.
Chez les patients présentant une maladie de courte durée, sans comorbidités évidentes et avec une fonction organique normale, un contrôle strict des différents indicateurs est envisageable, car ils conservent une certaine capacité de régulation métabolique. En revanche, chez les personnes âgées atteintes d'une maladie de longue durée, présentant de nombreuses complications, une fonction organique altérée et une faible capacité d'autorégulation, un contrôle trop strict, proche de celui des personnes en bonne santé, risque d'augmenter les risques d'hypoglycémie et d'hypotension, pouvant entraîner des maladies ischémiques cardiaques et cérébrales, ainsi que des insuffisances rénales aiguës, voire des complications potentiellement mortelles.
Par conséquent, l'objectif principal du traitement des patients âgés exposés aux risques mentionnés ci-dessus est de prévenir les maladies graves, mortelles ou invalidantes. Un contrôle trop strict serait contre-productif et doit être adapté à un niveau sûr pour le patient. La glycémie peut être abaissée à 6-8 mmol/L à jeun et à 8-10 mmol/L après les repas. Les normes de contrôle de la pression artérielle dépendent également de l'état de santé. Les personnes ayant des antécédents d'AVC doivent maintenir leur pression artérielle autour de 140/70 mmHg. Les personnes atteintes de néphropathie diabétique et de protéinurie ont une pression artérielle plus basse. Les personnes sans antécédents d'AVC doivent avoir une pression artérielle contrôlée à 120/70 mmHg. L'âge ne justifie pas un relâchement des normes. Il est très fréquent que des personnes du même âge présentent des états de santé différents. Certaines personnes souffrent déjà de maladies à soixante ans, tandis que d'autres sont encore en pleine forme à plus de quatre-vingt-dix ans. En fonction de leur état de santé, les normes doivent être assouplies pour les premières et moins pour les secondes.
Autrement dit, pour atteindre des objectifs de contrôle personnel, les risques et les bénéfices du traitement doivent être mesurés et évalués en fonction de la situation de chaque personne. Si un contrôle strict rend le traitement risqué, les objectifs de contrôle doivent être assouplis afin d'obtenir de plus grands bénéfices et de moindres risques.