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Top 10 des malentendus concernant la surveillance de la glycémie

De tianke  •  0 commentaire  •   7 minute de lecture

Top 10 Misunderstandings about Blood Glucose Monitoring
Tous les patients diabétiques doivent surveiller leur glycémie. Pourtant, en pratique clinique, nombreux sont ceux qui ignorent certains détails ou commettent des erreurs d'interprétation, ce qui entraîne des résultats inexacts, peu fiables et parfois inattendus. Ne vous laissez plus induire en erreur par les idées reçues suivantes concernant la surveillance des patients diabétiques.

Idée fausse n° 1 : Arrêter de prendre des médicaments hypoglycémiants avant de faire des analyses de sang

De nombreuses personnes diabétiques pensent à tort que seul un arrêt du traitement médicamenteux permet de garantir la fiabilité des résultats d'un test de glycémie. En réalité, il est déconseillé d'interrompre le traitement, que ce soit pour mesurer la glycémie à jeun ou postprandiale.

Lors du contrôle de la glycémie à jeun, les médicaments (y compris l'insuline) pris la veille doivent être utilisés comme d'habitude ; lors du contrôle de la glycémie 2 heures après un repas, les médicaments (y compris l'insuline) pris avant le repas doivent également être utilisés comme d'habitude. En effet, l'objectif de ce test est d'évaluer l'équilibre glycémique du patient sous traitement médicamenteux.

Démarche appropriée : Les patients ne doivent pas interrompre leur traitement sans autorisation en raison des résultats de leurs analyses de glycémie. Non seulement ces résultats ne refléteront pas fidèlement l’état du patient, mais cela entraînera des fluctuations de la glycémie et aggravera son état.

Malentendu n° 2 : Manger moins délibérément la veille de l’examen

Afin d'obtenir un résultat satisfaisant, certains patients suivent consciemment un régime avant le test. La glycémie à jeun ainsi mesurée peut être « idéale », mais elle ne reflète pas la glycémie réelle au quotidien.

Démarche recommandée : La veille de l’examen, prenez votre repas habituel et dormez bien. Par ailleurs, veuillez noter qu’il est conseillé d’éviter tout effort physique intense, de fumer et de consommer des boissons stimulantes (comme le café) avant la prise de sang le lendemain matin.
Mythe n° 3 : Tant que vous ne prenez pas de petit-déjeuner, votre glycémie est une glycémie à jeun.

À proprement parler, seule la glycémie mesurée après un jeûne nocturne de 8 à 12 heures, avec un prélèvement sanguin effectué avant 8 h le lendemain matin, est considérée comme la « glycémie à jeun ». Un jeûne prolongé de plus de 12 heures, ainsi que la glycémie avant le déjeuner et le dîner, ne peuvent être qualifiés de « glycémie à jeun ». Le résultat peut être bas en raison de la durée du jeûne, et bien sûr, il peut être élevé (hyperglycémie réactionnelle après une hypoglycémie).

La glycémie à jeun peut refléter le niveau de sécrétion d'insuline basale du patient et indiquer si les aliments et les médicaments pris la veille sont appropriés.

Méthode correcte : Mesurer la glycémie à jeun. La durée du jeûne ne doit pas excéder 12 heures. Le fait d’avoir pris ou non un petit-déjeuner n’a aucune incidence sur le résultat.

Mythe n° 4 : « La glycémie 2 heures après le repas » fait référence à la glycémie 2 heures après avoir mangé.

La « glycémie 2 heures après le repas » mentionnée ici fait référence à la glycémie mesurée entre la première bouchée du repas et deux heures après le prélèvement sanguin, et non à partir de la fin du repas. Pourquoi ce délai de deux heures est-il calculé à partir de la première bouchée et non de la fin du repas ? Tout simplement parce que la valeur de référence actuellement admise est une norme bien établie.

Dans des conditions normales, la glycémie atteint son niveau maximal 30 minutes à 1 heure après un repas, puis revient à son niveau initial, soit environ 2 heures après le repas. La glycémie 2 heures après un repas peut refléter la fonction de réserve des cellules bêta des îlots de Langerhans du pancréas (la capacité de l'organisme à augmenter la sécrétion d'insuline après une augmentation de la charge glycémique), ainsi que l'adéquation du repas et de la posologie des médicaments.

Approche correcte : la glycémie postprandiale à 2 heures fait référence à la valeur de la glycémie mesurée entre la première bouchée du repas du patient et 2 heures après le prélèvement sanguin.

Erreur d'interprétation n° 5 : Mesurer uniquement la glycémie à jeun

De nombreux diabétiques ne surveillent que leur glycémie à jeun et négligent la glycémie postprandiale. Or, la glycémie diurne comprend à la fois la glycémie à jeun et la glycémie postprandiale. Comme nous passons la majeure partie de la journée en phase postprandiale (soit 4 à 6 heures après un repas), la glycémie postprandiale joue un rôle important sur l'ensemble de la journée.

Des études ont confirmé que, lors de l'apparition du diabète, la glycémie postprandiale augmente souvent en premier, suivie de la glycémie à jeun. Comparée à l'hyperglycémie à jeun, l'hyperglycémie postprandiale est plus étroitement liée aux complications chroniques (notamment cardiovasculaires) chez les patients diabétiques, et ses conséquences sont plus graves.

Démarche correcte : le simple contrôle de la glycémie à jeun ne suffit pas. Une surveillance continue de la glycémie est indispensable.

Malentendu n° 6 : La glycémie à jeun est élevée et la glycémie nocturne n’est pas mesurée.

L'hyperglycémie à jeun peut être due à une dose insuffisante d'antidiabétiques (ou d'insuline) administrée la veille au soir, ou à un surdosage médicamenteux suivi d'une hyperglycémie réactionnelle après une hypoglycémie nocturne. Bien que les deux situations s'accompagnent d'une glycémie à jeun élevée, leur prise en charge clinique est totalement différente. Dans le premier cas, il convient d'augmenter la posologie des antidiabétiques, tandis que dans le second, il faut la diminuer.

Démarche appropriée : Chez les patients présentant une hyperglycémie à jeun, il est nécessaire de mesurer la glycémie nocturne (tôt le matin) afin d’en déterminer la cause. Une augmentation brutale de la dose risque d’aggraver l’hypoglycémie nocturne et même de provoquer des accidents.

Malentendu n° 7 : La surveillance est guidée par les sentiments

En raison des différences de situation entre les personnes diabétiques, leur perception de leur propre état varie également. Par conséquent, dans de nombreux cas, le taux de glycémie ne correspond pas parfaitement à la perception du patient, et la gravité des symptômes perçus ne reflète pas pleinement l'état réel de sa maladie.

Chez certains patients âgés, notamment, même en cas d'hyperglycémie importante, les symptômes ne sont pas toujours évidents. S'ils se fient uniquement à leur ressenti sans surveillance régulière, cette hyperglycémie risque d'être ignorée et mal contrôlée, ce qui peut entraîner des complications du diabète et augmenter considérablement le risque de développer la maladie.

Approche correcte : La surveillance de la glycémie ne peut pas se baser sur la sensation, mais doit être déterminée selon des règles de surveillance de la glycémie.

Malentendu n° 8 : Seule la surveillance, sans enregistrement, peut être effectuée une seule fois.

Outre les résultats de chaque contrôle, les enregistrements de la glycémie doivent également inclure le régime alimentaire, l'activité physique et les médicaments pris. Ces informations détaillées permettent aux patients de faire le point sur leur glycémie et constituent un élément de référence pour le diagnostic et le traitement par les médecins.

La surveillance de la glycémie doit être effectuée régulièrement, et sa fréquence dépend de la situation de chaque patient. Chez les patients gravement malades présentant d'importantes fluctuations de la glycémie, il est souvent nécessaire, pour bien comprendre leur état, de mesurer la glycémie deux jours par semaine, en couvrant tout le spectre de la journée : à jeun (ou avant les trois repas), après les trois repas, avant le coucher et au réveil (à 3 h du matin).De plus, si vos habitudes de vie changent (par exemple, un voyage d'affaires, la participation à un banquet, etc.) ou si vous souffrez d'un problème de santé (insomnie, rhume, angine de poitrine, grossesse, etc.), vous devriez également augmenter la fréquence des autotests.

Mais si l'état du patient est stable, il suffit de choisir un jour par semaine pour surveiller la glycémie à jeun et postprandiale.

Démarche correcte : les résultats de la surveillance de la glycémie doivent être enregistrés, les causes des taux de glycémie élevés et bas doivent être analysées et les stratégies de traitement doivent être améliorées en temps opportun.

Malentendu n°9 : Négliger le suivi régulier de l’hémoglobine glyquée

La glycémie aléatoire reflète le taux de sucre dans le sang au moment du prélèvement, tandis que l'hémoglobine glyquée reflète la glycémie moyenne des trois derniers mois. Leur signification diffère. La première est fortement influencée par certains facteurs accidentels (comme l'alimentation, le sommeil, un rhume ou de la fièvre, etc.), tandis que la seconde n'est pas affectée par ces facteurs et reflète de manière plus précise et objective le contrôle glycémique global des patients au cours des trois derniers mois.

Approche correcte : Un suivi complet de la glycémie à jeun, de la glycémie postprandiale et de la glycémie glyquée permet de refléter pleinement le contrôle de la glycémie.

Idée fausse n° 10 : Lors d’une prise de sang à jeun, il faut s’administrer l’insuline à domicile puis se rendre à l’hôpital.

Certains patients nécessitant des injections d'insuline avant les repas pour leur traitement s'injectent leur insuline comme d'habitude avant de se rendre à l'hôpital pour des analyses de sang à jeun, mais ne mangent pas avant l'examen. Or, cette pratique est très dangereuse.

Il est difficile de maîtriser le temps passé sur le trajet jusqu'à l'hôpital et dans la file d'attente pour la prise de sang. Si celle-ci ne peut être effectuée dans les délais impartis, le repas doit être reporté, ce qui expose le patient à un risque d'hypoglycémie.

Approche correcte : Il est recommandé à ces patients d’apporter leur stylo à insuline Rendez-vous à l'hôpital. Après la prise de sang, injectez immédiatement l'insuline et mangez ensuite. Cela ne retardera pas le traitement et évitera toute complication.
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